Par Marie-Astrid - médiathèque de Villiers Saint Frédéric
Tsukiko a 37 ans. Elle est célibataire et va régulièrement boire un saké au café après son travail. Elle y retrouve de temps en temps un homme avec qui elle discute. Cet homme, veuf, de 30 ans son aîné, est son ancien professeur de japonais, qu’elle appelle toujours « maître ». Au fur et à mesure de leurs rencontres, de moins en moins hasardeuses, un lien subtil et ambigu se tisse entre ces deux personnages.
Le rythme lent de Tanigushi nous immerge dans son univers intimiste et feutré. L’intérêt entre Tsukiko et le professeur évolue au fil des pages. Le lecteur voudrait savoir ce qui les unit et jusqu’où ils pourront aller ensemble… Une belle bande dessinées, sensible et délicate, sur la solitude et les liens qui unissent les personnes. Un dialogue, à la fin de second tome, retranscrit l’échange du scénariste et du romancier et nous éclaire sur les choix graphiques de Tanigushi. Un seul bémol : les expressions des visages sont parfois difficiles à interpréter.